Jim Pla

Pilote

Peux-tu nous parler de ton parcours en tant que pilote de
course ? Comment as-tu commencé et quels ont été tes principaux défis pour arriver où tu es aujourd'hui ?

Ma passion pour la course automobile a commencé très tôt : dès l’âge de mes 4 ans, lorsque mon père m'a guidé dans l'univers du karting. À l'âge de 10 ans, j'ai eu l'immense honneur de remporter le championnat de
France de karting, un moment charnière qui a propulsé ma carrière vers de nouveaux horizons. À seulement 14 ans, j'ai franchi le pas du kart à la monoplace en rejoignant la F4, devenant ainsi le plus jeune pilote à ce niveau de compétition.

 J’ai ensuite été recruté par la société de management Gravity, qui m'a ouvert les portes de championnats prestigieux tels que la Formule BMW Europe et la F3 Euro Séries. Malheureusement le rachat de Renault F1 par les actionnaires de Gravity a modifié la donne financière, m'obligeant à réajuster ma trajectoire professionnelle.

J'ai alors choisi de me tourner vers la Porsche Carrera Cup, où j'ai obtenu de bons résultats en France puis en Allemagne. Depuis, mon engagement est total chez Akkodis ASP team sur les Mercedes AMG GT3 et GT4 sur le championnat français et Européen. Mais depuis cette année je roule sur plusieurs marque et écurie a commencé par le championnat de france GT4 chez Racetivity, où je pilote une BMW. Parallèlement, je participe au GTWorld Challenge sur une Audi R8 GT3 chez Sainteloc racing et je suis également impliqué dans le championnat GTOpen sur une Mercedes AMG GT3 chez SVC.

Jim Pla

Quelle a été ta meilleure course jusqu'à présent et pourquoi ?
Qu'est-ce qui l'a rendue spéciale pour toi ?

Une course qui m’a vraiment marqué est celle à Pau, quand j'avais 14 ans. C’est une épreuve qui se déroulait en ville, un peu comme le Monaco français, et j'adorais le défi de conduire dans un environnement urbain. Je suis arrivé premier, mais dans le dernier tour, alors que j'avais une bonne avance de 6 secondes, je me suis légèrement déconcentré, j'ai perdu le contrôle de ma voiture et j’ai heurté le rail.

Je suis sorti indemne de la voiture, mais un autre concurrent, dans un virage en aveugle, ne m'a pas vu et m'a percuté, ce qui m’a fait faire un salto. La course a été interrompue avec le drapeau rouge, et, selon les règles, le classement a été établi sur la base du tour précédent, ce qui m’a permis de garder ma place de 1er et me donner ainsi la victoire.

Pour le coup, j’ai eu de la chance, je n'ai eu aucune blessure.

As-tu déjà été impliqué dans un accident sur la piste ? Si
oui, comment as-tu réagi sur le moment et comment cela a-t-il influencé ton
approche de la course par la suite ?

J'ai eu un accident en F3 séries où j'ai cassé un amortisseur dans un virage rapide, ce qui m’a fait faire un tonneau et a entraîné une collision avec les barrières. Heureusement, je n'ai pas été sérieusement blessé. À part cet incident et celui à Pau, je n'ai jamais rencontré de problème grave en course. La sécurité est désormais une priorité absolue dans notre sport. En fait, les risques ils peuvent être quand tu te retrouves au milieu de la piste et que tu peux être percuté par une autre voiture, mais tant que tu restes isolé, les risques sont vraiment moindres.

En tant que pilote, quelles sont les émotions que tu ressens lorsque tu es sur la piste à des vitesses élevées ?

Pour être franc, ce n'est pas tant la vitesse qui me donne des sensations fortes sur la piste. Après tout, c'est là qu'on est censé être rapide, donc ça devient presque naturel. Ce qui me fait vraiment vibrer, ce sont les virages serrés où tu dois être ultra-précis et les freinages tardifs où tu repousses tes limites. C'est dans ces moments-là que les émotions sont les plus intenses.

Pilote Jim Pla
Pilote Jim Pla

En dehors de la course, quelles sont tes passions ? Comment trouves-tu l'équilibre entre ta vie professionnelle de pilote et tes intérêts personnels ?

En dehors des circuits, j'ai plusieurs passions qui m'aident à trouver un équilibre dans ma vie. Quand la saison se termine, donc vers novembre, c’est la saison du ski. C’est un sport que j’adore depuis mon enfance, surtout en Suisse où j'ai commencé dès l'âge de 4/5 ans. D’ailleurs, il y a eu un moment où l'équipe suisse de ski m'a même approché pour rejoindre leur équipe, mais j'ai préféré rester fidèle à ma passion pour la course automobile. En dehors du ski, j'aime bien aussi le golf et le padel. En fait, je suis assez polyvalent en matière de sports, j'aime bien essayer de nouvelles choses.

Quant à l'équilibre entre ma vie professionnelle de pilote et mes loisirs personnels, ce n'est pas toujours évident, surtout avec les nombreux déplacements liés aux courses. Mais j’arrive à trouver des moyens de m'adapter et de profiter au maximum de chaque aspect de ma vie.

Quels sont tes objectifs à court et à long terme en tant que pilote de course ? Y a-t-il une course spécifique que tu rêves de remporter ?

À court terme, je vise surtout à continuer ma progression en tant que pilote, en accumulant de l'expérience et en obtenant des résultats solides dans les championnats où je participe. À long terme, mon objectif serait de travailler pour un constructeur, ça serait une reconnaissance de mes compétences et ça m’apporterait une vraie stabilité. J’aimerais bien participer aux 24 heures du Mans aussi. C'est une course emblématique, que j’aime beaucoup et y participer serait vraiment un moment inoubliable dans ma carrière.

Jim pla

Quels sont les aspects méconnus ou sous-estimés du métier de pilote de course que tu aimerais que les gens comprennent mieux ?

Je pense que les gens ne réalisent pas toujours à quel point la performance des pilotes est importante. On parle souvent de la Formule 1, mais il y a une grosse différence : dans cette catégorie, être dans une écurie de pointe peut aider à obtenir de bons résultats, même si tu n'es pas le meilleur pilote. En revanche, dans d'autres catégories comme la mienne, la voiture est la même pour tous les pilotes, donc c'est vraiment ton talent qui fait la différence entre la victoire et la défaite.

Quel est ton rituel de préparation avant une course importante ? Y a-t-il des habitudes ou des superstitions que tu suis régulièrement pour te mettre dans la bonne mentalité avant de prendre le volant ?

Une habitude que j'ai avant chaque course c’est de toujours enfiler mes gants en commençant par la main gauche, puis la main droite, et pareil pour les chaussures. Si je démarre par la droite, ça me perturbe. C'est une routine que je suis depuis longtemps et qui me met dans de bonnes conditions pour la course. En ce qui concerne la préparation, je ne suis pas très porté sur les rituels ou les superstitions. Je préfère me concentrer sur ma connaissance de la voiture et ma propre technique de conduite.

Jim pla et son équipe

En tant que pilote, tu as eu l'occasion de conduire différentes marques et modèles de voitures de course. Y a-t-il une marque ou un modèle qui se distingue pour toi en termes de performance et de sensation de conduite ?

Toutes les voitures de course sont géniales à conduire, mais si je devais en choisir une, ce serait la Mercedes. J’aime bien son moteur placé à l'avant, c'est une sensation de conduite que j'adore. Cela fait maintenant 7 ans que je la pilote et j'apprécie toujours autant. Récemment, j'ai eu l'occasion de conduire une Audi pour la première fois et j'ai également beaucoup aimé cette expérience.

En tant que pilote, quelle est ton implication dans le processus de développement et de réglage de la voiture pour chaque course ? Comment collabores-tu avec les ingénieurs et les techniciens pour optimiser les performances de la voiture sur la piste ?

En GT3, il n'y a pas vraiment de développement de la voiture au cours de la saison. Contrairement à ce que j'ai connu en F3, où chaque week end tu pouvais avoir une évolution du moteur, une évolution aérodynamique, des nouveaux amortisseurs etc… ce qui permettait d’améliorer la voiture. En
GT3, tout est figé pour réduire les coûts. Du coup, la performance dépend davantage du talent des pilotes.

Par contre, cette année, j'ai un contrat avec Toyota en tant que pilote développeur. Cela me permet de participer à des journées de tests pour améliorer la voiture. Ca, c’est vraiment cool car on essaie plein de choses pour voir ce qui fonctionne le mieux.

Collaboration avec Morex

Pourquoi as-tu accepté de devenir ambassadeur pour Morex ?

J'ai accepté de devenir ambassadeur pour Morex car j'apprécie vraiment la marque. Son univers qui combine la passion pour la voiture, la moto, et le surf, me correspond parfaitement. J'adore l'esprit rider et passer du bon temps avec mes amis, c'est ce que j'aime aussi.

De plus, je suis également ambassadeur pour une marque de montres, MW and Co, créée par deux Toulousains. Le lien avec le monde de l'automobile est évident, donc j'ai pensé que cela s'accordait bien avec mon engagement pour Morex. Tout se complète et a un lien, ce qui rend cette collaboration très cohérente pour moi.